“Faire un rapport sur la question de la justice de la politique du gouvernement en oubliant notamment 1 milliard d’€ de prime d’activité qui vont aux plus modestes, ce n’est pas honnête, ni sérieux. Je conteste la méthode employée par l’OFCE pour faire son rapport. ” Bruno Le Maire, le 06 février 2020.

L’étude de l’OFCE reprise dans lemonde.fr est une #fakenews car sont oubliées, entre autres, les mesures suivantes en faveur des plus faibles

  • prime d’activité « oubliée » en faveur des + modestes
  • « oubli » des mesures de reste à charge 0
  • « oubli » de la défiscalisation des heures supplémentaires
  • « oubli » de la suppression du forfait social de 20% pour booster intéressement/ participation

Au final 70 % des Français ont retrouvé du pouvoir d’achat. Létude de l’OFCE laissant de côté toutes les mesures en faveur des plus démunis… :

Avec la politique économique de Macron, « les 5 % de Français les plus pauvres devraient voir leur niveau de vie se réduire »

L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) a étudié les mesures fiscales et sociales du gouvernement. Ses conclusions sont sans appel.

Par Audrey Tonnelier  

Le début du mandat d’Emmanuel Macron lui avait valu l’étiquette de « président des riches ». Près de trois ans plus tard, celle-ci risque de continuer à lui coller à la peau, à en croire l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), un cercle de réflexion classé à gauche.

Dans une étude publiée mercredi 5 février, les économistes ont passé au crible les mesures fiscales et sociales des trois premiers budgets de l’ère Macron, et leurs conséquences sur le pouvoir d’achat des Français. Leurs conclusions sont sans appel : « Sur les 17 milliards d’euros distribués aux ménages depuis le début du quinquennat, plus du quart (environ 4,5 milliards d’euros) est allé soutenir le revenu disponible des 5 % de ménages les plus aisés », indiquent-ils.

Un an après le mouvement des « gilets jaunes », le budget 2020 est en effet marqué par la baisse de 5 milliards d’euros d’impôt sur le revenu, la suppression du dernier tiers de la taxe d’habitation pour 80 % des foyers et la défiscalisation des heures supplémentaires. De quoi favoriser les classes moyennes supérieures (entre les 50 % les plus modestes et les 20 % les plus aisés), au détriment des 15 % les plus pauvres – qui y perdent en raison des réformes de l’assurance-chômage et des allocations logement – et des retraités aisés.Lire aussi l’étude 2018 de l’OFCE : Les riches, grands gagnants des premières mesures de Macron, selon l’OFCE

« Les mesures fiscales 2020 de soutien au pouvoir d’achat poursuivent la logique du budget 2019 (qui avait mis en place les mesures d’urgence de décembre 2018) ciblant, lui, plutôt les classes moyennes inférieures », indique Mathieu Plane, économiste à l’OFCE. Mais ce rééquilibrage ne suffit pas à contrebalancer les effets de la réforme de la fiscalité du capital – la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune et l’entrée en vigueur de la « flat tax » – intervenue début 2018.

« Donner du pouvoir d’achat aux actifs »

Conséquences : les 5 % de Français les plus pauvres devraient voir leur niveau de vie se réduire d’environ 240 euros par an sous l’effet des mesures socio-fiscales mises en œuvre entre 2018 et 2020, a calculé l’OFCE. Dans le même temps, les 5 % les plus riches devraient voir le leur grimper de 2 905 euros par an.

Au-delà de ce constat, l’OFCE confirme que la politique économique et sociale d’Emmanuel Macron profite d’abord aux actifs du privé : « Sur les 17 milliards d’euros de revenu disponible distribués aux ménages depuis le début du quinquennat, plus de 12 milliards d’euros ont été versés aux personnes seules actives occupées ou aux couples comptant deux actifs occupés », détaille l’étude. A contrario, les personnes seules au chômage et les retraités ont été mis à contribution à hauteur de 1,6 milliard d’euros, indique l’Observatoire. Cette situation est en phase avec le mantra du gouvernement, dont les membres ont toujours expliqué qu’ils souhaitaient que « le travail paye ».

“L’étude de l’OFCE n’intègre pas toutes les données de l’équation : ➕500.000 emplois depuis 2017, ↗️ prime d’activité, ➕353.000 apprentis en 2019. Cela profite aux “riches”? Aucune autre politique n’a fait baisser le chômage aussi vite et créé autant d’emplois dans le pays.” Gilles Le gendre, le 6 février 2020.